L’association – ACINA

Historique

L’idée de la création d’ACINA est née à la fin de l’année 2013 de la volonté de jeunes professionnels passionnés par le domaine social et humanitaire souhaitant s’impliquer de manière innovante auprès des personnes en grande difficulté économique et en situation d’exclusion sociale.  A partir de leurs expériences humanitaires respectives auprès des personnes d’origine roumaine et des personnes réfugiées, c’est naturellement en faveur des personnes d’origine étrangère les plus vulnérables en France que les membres de l’équipe ont peu à peu dessiné les grandes lignes de la mission de l’association.

ACINA est une association loi 1901 qui existe juridiquement depuis le 11 janvier 2014. Elle a désormais obtenu toutes les autorisations et éléments permettant son bon fonctionnement (statuts, récépissé, compte bancaire etc.).

Elle a été reconnu association d’intérêt général par une confirmation de l’administration fiscale en date du 14 janvier 2015.

Elle bénéficie également de l’agrément « Ingénierie sociale, technique et financière » délivré par la Préfecture Île-de-France depuis le 3 février 2016.

Missions

L’association a pour but de venir en aide aux nouveaux arrivants en difficulté en contribuant à l’amélioration des conditions de vie de ceux-ci par l’inclusion active de manière durable. Dans la réflexion associative, sont considérés comme tels, toute personne en situation d’exclusion en raison de son éloignement du système et des infrastructures économiques et sociaux.  Le concept de nouvel arrivants n’est pas lié à la durée du séjour sur le territoire français mais au degré d’avancement dans les démarches d’insertion.  

Nous menons nos actions en faveur des communautés les plus vulnérables qui ont fui des conflits ou des situations économiques extrêmement difficiles ou qui ont été victimes de violence, de discrimination, de rejet, de stigmatisation (les demandeurs d’asile, les migrants économiques en grande précarité, les roms, les migrants à la rue, etc…).

Originalité de la démarche 

L’accès aux droits fondamentaux étant restreint pour le public ciblé par l’association et le volet professionnel restant un moyen d’insertion reconnu depuis longtemps, l’équipe ACINA a ainsi considéré nécessaire de mettre en place une forme d’accompagnement professionnel novatrice.  L’aspect original de la démarche d’ACINA est de tenter de casser les idées préconçues qui pèsent sur les situations de précarité et d’exclusion et qui, de ce fait, impliquent une aide inadaptée, voire contre-productive.  En effet, lorsque le sujet de l’insertion professionnelle de certaines populations défavorisées est abordé, l’accès à certains métiers ou formations est directement écartées ou ne sont même pas envisagées. Les conditions de vie des personnes sont souvent perçues comme incompatibles avec l’occupation de certains postes, et leurs compétences sont remises en cause sur ce seul motif. ACINA souhaite ouvrir un dialogue avec les personnes concernées, qui sans trop d’idéalisme, permettrait de construire, avec elles, un projet d’avenir détaché de ces préjugés, auxquels les personnes n’ont parfois pas non plus songé elles-même en raison de la position d’exclusion dans laquelle elles se trouvent.

La démarche se fonde sur l’approche par les « capabilités », notion développée par Amartya Sen, l’un des fondateurs du développement humain, qui a reçu le prix Nobel d’économie en 1998 . ACINA s’inscrit ainsi dans la promotion du développement humain, tel qu’il est défini par le Programme des Nations Unies pour le développement : « Par le développement, on peut accroître les capacités humaines en accroissant les choix des hommes, afin qu’ils puissent mener une vie pleine et créative ». Il se définit par l’élargissement des choix des individus sans être dans une relation directe avec le PIB. Certains pays peuvent avoir un PIB faible mais un IDH (indice de développement humain) élevé. Cet indice prend en compte notamment le revenu, la santé et l’éducation, mais également d’autres éléments tels que la participation politique, etc.

Les conclusions de différents Rapports du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) sur le développement humain montrent que le revenu individuel est un moyen permettant d’élargir les choix et en particulier les choix des populations pauvres. Ils précisent, plus exactement que « malgré les différences conceptuelles, l’inégalité des revenus et la non-équité sont étroitement liées dans la pratique, car la première est largement le résultat de l’accès inégal aux capacités ». Ce concept est étroitement lié aux notions d’égalité  et d’équité sans que l’une ou l’autre puisse être suffisante toute seule. Le respect des droits de l’homme et l’égalité ne suffissent pas pour assurer l’équité.

L’étendue des libertés réelles mesure, chez Amartya Sen, celle des capacités dont la personne peut faire preuve et qu’elle peut mobiliser véritablement pour réussir les actions qu’elle entreprend. La conception d’Amartya Sen sur ce sujet est très pertinente : « Les libertés réelles sont non seulement les fins premières du développement humain, mais aussi un de ses principaux moyens».

Les freins au développement humain, tels que définis par Amartya Sen, se définissent, dans ce cadre, par une multitude de facteurs extrinsèques liés à la pauvreté matérielle, au contexte social et politique, et intrinsèques (repli sur soi, manque de confiance, etc.).

Le point essentiel de notre accompagnement sera de révéler les potentialités des personnes en valorisant toutes les compétences qu’elles possèdent, tout en mettant en lumière les opportunités qu’elles peuvent saisir.


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