Florentina : l’interview du mois

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Ce mois-ci, dans l’interview du mois, découvrez l’histoire de Florentina. Accompagnée par ACINA à Paris depuis l’été 2020, elle nous a raconté son parcours d’insertion et son combat pour accéder à de meilleures conditions de vie pour elle et sa famille.

 

“Je m’appelle Florentina, j’ai 33 ans, j’ai 2 enfants et je travaille. Je suis arrivée en France il y a 4 ans, on faisait beaucoup d’allers-retours en Roumanie, et ça fait 2 ans qu’on est vraiment installés”.

 

Florentina a quitté la Roumanie avec son mari et ses enfants afin de rejoindre une partie de leur famille installée en France, trouver du travail et de meilleures conditions de vie. 

 

Lorsque Florentina a connu ACINA, dépourvue de ressources, elle vivait à la rue avec ses enfants. “On appelait tous les jours le 115, parfois on avait une chambre, parfois non.” Accompagnée depuis 1 an et 7 mois, elle a connu l’association via son frère, Ionut, lui-même accompagné pendant longtemps par l’équipe d’ACINA à Paris.

 

Florentina raconte son accompagnement avec ACINA qui “s’est très bien passé. J’avais des rendez-vous réguliers avec Manuela (NDLR : Conseillère en Insertion professionnelle à Paris). On a fait le CV, mis les expériences que j’avais déjà, préparé les entretiens, cherché des offres…”

 

Parallèlement, Florentina suit des cours de français chez ACINA depuis 1 an et demi avec Justine, bénévole à Paris et dont vous pouvez retrouver l’interview ici. “C’est très bien ici les cours de français avec Justine.” nous confie Florentina qui reconnaît qu’elle a fait des progrès (et nous ajoutons qu’elle en a fait beaucoup tant sur la compréhension que l’expression orale !). Leurs témoignages se rejoignent d’ailleurs, Florentina explique que la langue a pu être une difficulté dans son parcours d’insertion en France “C’est difficile de ne pas être comprise, entendue, de ne pas comprendre ce qu’on nous dit aussi”. Pour Justine, accompagner les personnes dans leur apprentissage du français, c’est faire en sorte que “la langue ne soit pas ou plus un élément discriminant”.

 

La barrière de la langue n’est pas la seule difficulté que Florentina exprime quand il s’agit de son parcours “Ne pas avoir de maison, c’est très très dur et ne pas avoir d’endroit pour manger et faire à manger.” Florentina explique qu’à l’hôtel, la chambre dans laquelle ils vivent à 4 ne dispose pas de cuisine, il n’y en a pas de commune non plus “les enfants ont du mal à manger à l’école, à l’hôtel, mais je ne peux rien leur préparer, ça me rend triste. Dans la chambre il fait très très froid aussi, c’est très mal isolé.” 

 

Aujourd’hui, Florentina vit à l’hôtel avec sa famille, ses enfants sont scolarisés et son travail se passe bien “l’équipe est gentille, je travaille bien, tout le monde se respecte”, son mari travaille également. Florentina a intégré le Dispositif Premières Heures mis en place par la mairie de Paris. Il s’adresse à des personnes qui connaissent ou ont connu la rue et qui sont très éloignées du monde de l’emploi et vise un retour vers une activité professionnelle : quelques heures de travail par semaine couplé à un accompagnement permettant de lever les freins périphériques (accès logement, santé, etc.). “Je fais plusieurs choses différentes, je travaille dans le bricolage, dans les plantations de fleurs et je fais un peu de ménage.” Le lendemain de l’interview, Florentina a passé un entretien pour un nouvel emploi chez Rejoué, pour lequel elle a été retenue et qui lui permet ainsi de travailler davantage.

 

Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose ?

Je remercie Manuela, Suzanne et Lana.